Le G20 face au Genre Humain. Leur sommet ne sera pas le nôtre !

, par AITEC

Paris, le 10 Novembre 2008

Le 15 novembre, les gouvernements des plus grandes puissances de la planète se réuniront à Washington pour essayer de faire face à la crise actuelle.
Dans la droite ligne des politiques dérégulatrices menées depuis 50 ans, qui sont largement à l’origine de la crise à laquelle nous faisons face aujourd’hui, les plans annoncés jusqu’à présent par les différents gouvernements de la planète laissent mal augurer du résultat d’une telle réunion : relégitimation du FMI, conclusion du cycle de négociations commerciales de Doha, refinancement des banques privées par l’épargne publique...
Se contentant, de fait, de socialiser les pertes des institutions bancaires, elles ne répondent pas au problème principal : éviter que la crise bancaire se transforme en crise économique.
Dans le même temps, alors que le coût d’une crise globale sera supporté par les populations, les attaques contre les droits sociaux se multiplient dans bien des pays, renforçant la précarité et les inégalités.

D’autres solutions sont possibles. Nationalisation et contrôle citoyen des banques, réforme radicale du système financier international, interdiction des paradis fiscaux...
En France, ces propositions sont défendues par le Collectif de résistances et d’alternatives à la crise (CRAC) ; il réunit des associations de lutte contre la précarité, des mouvements citoyens engagés de longue date dans la critique du système financier international, des organisations syndicales et des partis politiques.