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Alternatives aux politiques de libéralisation des services publics, approches sectorielles

Publié par , le 20 septembre 2007.





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L’AITEC n’a d’autre ambition que d’amplifier les débats que portent les mouvements de lutte, d’encourager la multiplicité des approches et d’inviter les professionnels, les militants et les chercheurs à accepter et à provoquer un débat public et contradictoire, en France et en Europe sur le devenir des services publics, leur modernisation, et leur démocratisation.

Sont proposés ci dessous, les compte rendus de débats sectoriels.

Introduction générale

Les télécommunications, le réseau ferré, aujourd’hui le gaz, les autoroutes, l’électricité, La Poste … : après demain les hôpitaux, la santé ? Même si elles peuvent apparaître pertinentes aux yeux de la population, les justifications de libéralisation de services publics sont toujours de court terme : déficit budgétaire, décentralisation, efficacité, obligations européennes. En arrière fond, l’intérêt des grands groupes privés dans une économie capitaliste qui se déplace vers les services plutôt que la production, ces derniers pouvant apparaître comme des niches de rentes. Les libéralisations sont aussi l’enjeu d’une bataille politique, où sont invoqués les mérites du marché plus que l’Etat, la rentabilité plus que l’universalité, le savoir expert plus que la délibération citoyenne. Une stratégie apparemment imparable se déploie ainsi sur l’ensemble de la planète.

Le processus d’ouverture au marché et de mise en concurrence des entreprises prestataires de services publics se poursuit alors même que son efficacité est contestée et que le devenir de nos sociétés semble se réduire à cette alternative : une société de services privés ou une société privée de services ?. En France, les décisions de libéraliser les services publics –voire de privatiser les entreprises publiques- se multiplient ; elles soulèvent des interrogations chez les usagers, les salariés et parfois même les élus et occupent le devant de la scène sociale. A Guéret, en mars 2005, des centaines de personnes (usagers, élus, salariés, syndicalistes, citoyens…) ont répondu à l’appel du collectif creusois pour la défense et le développement des services publics.
Parmi les questions soulevées, certaines sont reléguées au second plan : l’aménagement du territoire, les déséquilibres des territoires, la justice sociale, les préoccupations écologiques… L’évaluation du capital divise les gens, l’absence de consultation des contribuables au moment des privatisations révèle des pratiques anti-démocratiques, sans compter le contournement de la question du devenir des salariés.

Derrière l’idéologie, c’est la redéfinition de l’Etat, de l’action publique et de l’espace politique public qui est en jeu.

Un autre service public est-il possible ?

A travers les luttes contre les privatisations et de défense des services publics, les propositions des mouvements se font de plus en plus nombreuses. Nous avons à répondre à des mutations qui affectent nos conceptions des services publics. Les politiques néo-libérales ne donnent pas de réponses satisfaisantes et nous devons nous montrer capables de proposer une véritable alternative, qui tienne compte des évolutions économiques et technologiques mais surtout de l’intérêt général et collectif et des préoccupation sociales et écologiques.

Il convient de prendre le temps de réfléchir ensemble et d’identifier des pistes pour refonder les services publics, les moderniser et les démocratiser, promouvoir l’accès au droit fondamentaux pour tous, l’égalité des territoires en France et en Europe.

L’AITEC, dont l’une des missions est de confronter l’expertise des syndicats, des usagers, des universitaires et des professionnels, en créant du lien à travers la production d’une analyse politique collective, se propose d’organiser ces débats sur le thème des libéralisations/restructurations des services publics : quelles perspectives et quelles alternatives ?

Documents à télécharger

  Poste   Sant   Energie   Logement