« Nouveau CETA », vraiment ? L’ AITEC s’est plongé dans le paquet des documents, et propose leur décryptage. Qui pulvérise tout simplement le mythe.
La Ministre canadienne du commerce Chrystia Freeland a publiquement annoncé ce vendredi 21 octobre, vers 16h, l’échec des négociations entamées avec la Wallonie en vue de permettre l’approbation du CETA et sa signature le 27 octobre prochain.
Ségolène Royal, Ministre de l’environnement, de l’énergie et de la mer, s’est récemment saisi de la question en annonçant qu’elle était en train de « vérifier que le CETA est parfaitement climato-compatible avec l’accord de Paris » et qu’il « contribue bien à l’objectif de maintenir le réchauffement climatique en-dessous de 2 °C ».
Les 28 ministres du Commerce réunis ce matin en Conseil à Luxembourg ont renoncé à se prononcer sur le CETA. Le refus des parlements de Wallonie et de la région Wallonie-Bruxelles d’autoriser le gouvernement belge à signer le traité conclu depuis deux ans entre l’UE et le Canada oblige le Conseil de l’UE à ajourner le vote d’approbation pour lequel cette réunion avait été organisée.
Après cinq ans de négociation et deux ans de finalisation le CETA est en passe d’être signé par les gouvernements européens. Le « vilain petit frère » du TAFTA contient les mêmes dispositions que l’accord avec les États-Unis, et menace la démocratie, le climat, l’environnement, et nos droits économiques et sociaux.
La version finale de la Déclaration interprétative annexe au CETA, promise aux Etats membres pour apaiser leurs craintes, a été publiée aujourd’hui, à la veille d’un COREPER décisif pour le devenir du traité.

Alors que le CETA est en passe d’être signé par les gouvernements européens et son application provisoire d’être enclenchée, plus d’une centaine d’organisations de la société civile européenne, et de réseaux d’organisations envoient une lettre ouverte au Chancelier autrichien, Christian Kern.
Les ministres du Commerce des 28 se réunissent dans la capitale slovaque les 22 -23 septembre prochains. La réunion intervient dans un contexte très difficile pour l’UE en général et notamment pour la politique commerciale des 28.

L’Accord économique et commercial global (dit CETA) pourrait exposer les Etats membres de l’UE à des plaintes coûteuses de la part d’investisseurs nord-américains contestant des mesures d’intérêt général.

Deux chercheurs de l’Université Tuffs, Pierre Kohler et Servaas Storm, publient aujourd’hui une étude prospective d’impact économique du traité « CETA », conclu entre le Canada et l’Union européenne et en phase d’approbation par les 28 membres de l’UE. L’étude fournit des résultats sans appel : l’accord entraînera la disparition de près de 230000 emplois cumulés au Canada et dans l’UE, dont un peu plus de 200000 dans l’UE seule, d’ici à 2023