
Ce 19 décembre 2014 aux aurores, 4500 personnes se sont rassemblées à Bruxelles, à l’appel de la coalition belge de mouvements sociaux et citoyens D1920, pour protester contre les traités transatlantiques et les politiques d’austérité en Europe.
L’année passée lors de la COP19 de Varsovie, plusieurs coalitions d’ONG s’étaient alliées pour quitter la conférence avec fracas, dénonçant à la fois le financement de la conférence par les grandes entreprises des énergies fossiles (Arcelor Mittal, Alstom, BMW par exemple) et leur influence sur la présidence polonaise (...) Où en sommes-nous un an après ?
Vendredi 12 décembre 2014, le Conseil des ministres des Affaires étrangères européens devra se prononcer sur la signature d’un accord de « partenariat économique » (APE) entre l’UE, les 15 États de la CEDEAO et la Mauritanie.

Les politiques de libéralisation du commerce et d’extension des droits des investisseurs renforcent la division internationale des systèmes productifs, font prédominer le droit des investisseurs sur le droit de l’environnement et la démocratie, et ignorent les exigences climatiques.

Alors que la France affirme avoir exprimé des réserves "techniques" sur le chapitre Investissement du texte CETA, ces résolutions, qui prennent en compte les inquiétudes citoyennes, lui donnent les moyens de porter une position courageuse au Conseil.
Il est toujours temps pour le gouvernement français d’exprimer une position forte, qui reflète l’inquiétude des citoyens et des parlementaires français à l’égard d’un mécanisme qui créera, de fait, une justice privée au service des multinationales.
La Commission européenne a annoncé le 25 novembre qu’elle publierait un nombre limité de textes de négociation du TAFTA, auparavant classifiés, et qu’elle ouvrirait la consultation d’autres documents à l’ensemble des 751 parlementaires européens, en salle de lecture. Ces propositions sont très insuffisantes au regard des inquiétudes exprimées par les citoyens des deux rives de l’Atlantique.

(Communiqué) Paris, le 19 novembre 2014 - Quinze organisations environnementales, groupes de citoyens et syndicats issus des deux rives de l’Altantique, dont l’AITEC, publient aujourd’hui une première étude détaillée des droits octroyés aux investisseurs par l’Accord économique et Commercial Global (AECG/CETA) : Marchander la démocratie. Cette étude révèle que l’AECG accorde plus de droits aux investisseurs étrangers que l’Accord de libre échange nord américain (ALENA), et qu’il multiplie le (…)

Communiqué ATTAC-Aitec 10 octobre 2014
Les États membres de l’UE ont finalement daigné donner leur accord pour la publication hier du mandat de négociation du TAFTA, après une annonce similaire puis un revirement avant l’été, au prétexte que cela créerait un précédent inacceptable pour de futures négociations commerciales.
Cette publication intervient après des mois de mobilisation et alors que ce même mandat était disponible en ligne et connu de tous suite à une fuite du document en (…)
Samedi 11 octobre, des dizaines de milliers de citoyen-nes se mobiliseront pour dénoncer les accords de libre-échange négociés par l’Union Européenne au profit des multinationales et au détriment des droits des populations et de l’environnement.